
La crue est un phénomène qui intégre à la fois les eaux de surface et les eaux souterraines. Lors d’importantes précipitations, il peut y avoir débordement et inondation.
Lors de fortes précipitations, il peut arriver que le cours d’eau sorte de son lit-(on dit qu’il déborde)- et provoque l’inondation des terres avoisinantes. Le cours d’eau qui s’écoule normalement dans son lit mineur se répand dans la plaine d’inondation et occupe une partie du lit majeur. Plus la durée de l’inondation est longue et plus les dégâts risquent d’êtres importants (infiltration dans les murs…)
Le phénomène de crue est caractérisé par l’augmentation du débit et l’élévation de la hauteur d’eau du cours d’eau. Le débit le plus fort enregistré lors de la crue est appelé débit de pointe.
L’analyse des crues historiques permet d’évaluer l’étendue du lit majeur occupé par la plus grande crue enregistrée. Une crue centennale a un risque sur 100 de se produire chaque année et une crue trentennale a un risque sur 30 de se produire chaque année.
L’inondation est un phénomène qui peut avoir différentes origines. Elle peut être provoquée par un débordement direct du lit, une accumulation d’eau en surface liée au ruissellement ou par une remontée de nappe souterraine.
Débordement direct : de fortes précipitations (pluies importantes, fonte de neige…) provoquent une élévation brutale des cours d’eau et favorisent leur débordement. Ce type d’inondation est difficile à prévoir, on parle de crues torrentielles.
Accumulation : après une longue période de pluviosité les sols qui ont emmagasiné beaucoup d’eau sont saturés. L’eau ne peut plus pénétrer dans le sol et s’écoule en surface. Ces crues sont progressives et plutôt lentes . En effet, il faut atteindre la saturation du sol ,mais une fois qu’elle est atteinte l’inondation peut être très rapide.
Remontée de nappe : la nappe saturée en eau à la suite d’une répétition d’épisodes pluvieux, remonte dans le sol par effet piston et provoque l’inondation en surface. Pour comprendre les relations qui existent entre les nappes et les cours d’eau, à savoir qui alimente qui et qui draine qui, on peut se servir des cartes piézométriques pour caractériser le sens de l’écoulement de l’eau souterraine.
Les dégâts causés lors d’inondations peuvent se manifester par divers processus isolés ou cumulés (submersion des berges, rupture de digues, ...)
Cas particuliers :
Les infrastructures et les chaussées bitumées des zones urbanisées diminuent la capacité d’infiltration du sol et vont jusqu’à provoquer sa totale imperméabilisation. Le ruissellement en surface est très important et en cas de fortes précipitations, l’eau peut contourner un système d’endiguement . Elle peut aussi s’accumuler dans le réseau d’évacuation jusqu’à déborder des égouts.
Le raz de marée est un type d’inondation particulier. L’élévation rapide du niveau des eaux marines engendre la formation d’une vague dévastatrice qui peut atteindre plusieurs dizaines de mètres. Le courant puissant est capable de pénétrer profondément à l’intérieur des terres et ce d’autant plus facilement que le relief côtier est plat. Il est souvent lié aux fortes tempêtes et houles cycloniques. Attention le tsunami est un terme spécifique. La vague se forme sous l’effet d’une onde sismique sous-marine causée par un séisme, une éruption volcanique ou un éboulement sous-marin.
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| Débit |
| Précipitations |
| Crue |
| Débordement |
| Décrue |
| Durée de retour |
| Ecoulement |
| Espace de liberté |
| Etiage |
| Hauteur d’eau d’un cours d’eau |
| Inondation |
| Lit |
| Plaine d’inondation |
| Zone inondable |