
1) Repérer le bassin versant
Prendre la carte topographique de la zone à étudier.
Repérer le lieu d’étude, les lignes de crêtes qui entourent ce point (lignes de crête qui correspondent très souvent à la ligne de partage des eaux) et l’exutoire afin de délimiter le bassin versant topographique.
Identifier la forme générale du bassin versant et déduire si le temps d’acheminement des eaux sera lent ou rapide.
2) Calculer le périmètre du B V.
A l’aide d’une ficelle : faire le tour du BV délimité puis mesurer la ficelle qui aura été nécessaire.
A l’aide d’un curvimètre ( outil qui fonctionne comme un compteur et qui permet de mesurer une distance) : faire rouler le curvimètre sur le trait de délimitation du BV, puis lire la distance affichée.
Attention : ne pas oublier de corréler avec l’échelle de la carte pour connaître la distance réelle.
3) Calculer la surface du BV.
Décalquer le bassin versant et reporter sa surface sur une feuille de papier millimétré.
Calculer sa surface à l’aide des carreaux. Pour plus de précision, prendre le plus petit carreau comme base.
Convertir la surface en km²
4) Mesurer la distance à l’exutoire
Une fois le bassin versant délimité et l’exutoire repéré, mesurer la distance qui sépare le lieu d’étude (la section de jaugeage, la station météo) de l’exutoire.
Convertir la mesure avec l’échelle de la carte.
Estimer le temps d’acheminement puis le temps de concentration des précipitations depuis le point d’étude jusqu’à l’exutoire.
5) Connaître le relief du BV.
Pour visualiser de façon synthétique la pente du bassin versant étudié, on peut réaliser une courbe hypsométrique. Pour construire cette courbe, il est nécessaire de découper le bassin versant en zones d’altitude équivalente et d’estimer la proportion qu’elles représentent pour le bassin (surface de la zone de même altitude).
Repérer les lignes de niveaux sur la carte topographique
Délimiter les zones de même altitude (tous les 50 mètres par exemple)
Mesurer leur surface
Placer les points sur le graphique et construire la courbe.
La pente ainsi estimée permet de prévoir la vitesse de l’écoulement des précipitations et donc leur impact plus ou moins érosif sur le sol. Lire l’altitude moyenne du bassin versant : (altitude max – altitude mini) / 2 Lire l’altitude médiane du bassin versant : altitude qui correspond à 50% de la surface cumulée.
6) Classification
Classer le bassin versant selon la méthode de Strahler sachant que :
tout drain qui n’a pas d’affluent se voit attribuer la valeur 1
un drain d’ordre n+1 est issu de la confluence de deux drains d’ordre n
un drain issu de la confluence de drains d’ordre différent prend l’ordre le plus élevé des deux
l’ordre de Strahler du bassin versant est l’ordre du drain principal (le plus élevé) à l’exutoire.
Evaluer le pouvoir d’infiltration du sol en lien avec la nature des roches et leur perméabilité. En effet, un réseau peu ramifié traduit un sol à tendance perméable. L’eau rentre dans le sol et donc ne s’écoule pas en surface, le réseau est peu développé.
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